Gilet jaune, beau nez rouge, les couleurs de la Loire

Le jaune revient à la mode. Le beau gilet nouveau est arrivé. Comme les « bonnets rouges » de 1675, comme les « chemises vertes » de 1927, les « gilets jaunes » de 2018 expriment leur grogne. De chemises vertes en bonnets rouges, de marche violette en révolution orange, jusqu’aux gueules noires, il n’est pas de mouvement social qui ne se soit revêtu d’un parement coloré pour mieux identifier leur colère. Il n’y a guère que le bleu roi qui échappe à cette mode. Je sais qu’il est de bon ton d’être du côté des jaunes, je partage même une partie de leurs revendications, mais je pense aussi que toute lutte qui a pour seule fin la satisfaction de ses seuls intérêts, n’est pas une juste lutte. Le « Nationale Opportunisme » qui s’est formé autour de Mélenchon, Collard, Dupont Lajoie me dérange, m’obliger à mettre un gilet jaune pour passer un barrage me dérange encore plus, et pourquoi pas une étoile ? Rouler vaut bien un gilet pour certain. L’accessoire de sécurité devient un « must have », un sauf-conduit. Sans gilets, c’est l’attente. Avec la tunique or, c’est l’espoir de s’exfiltrer des bouchons sans risque. Liberté, égalité, gilet de sécurité ! Il parait que les gilets jaunes seraient apolitiques. Pourtant, lorsque Dieudonné se présente sur l’un de leurs barrages, il est accueilli à bras ouverts. Certains gilets jaunes seraient amateurs de quenelles… décidément, certains gilets jaunes cachent mal leurs chemises brunes !

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Mémoire de nos verres

Il est important de se souvenir, des belles choses, des vieilles choses, des belles personnes et des grands vins que l’on boit. Le souvenir et à la mémoire sont indispensable à notre équilibre. Tout ce qui n’est pas oublié n’est pas nécessairement l’objet d’un souvenir. J’ai gardé en mémoire la liste des appellations de la côte de nuits sans que celle-ci ne constitue un souvenir, car cette liste n’est pas une réalité temporelle, susceptible d’être passée, présente où future. J’ai le souvenir de la première fois où je me suis promené, avec quelques amis, près de la croix de la Romanée Conti. Pour se souvenir, il faut qu’il y ait eu une expérience passée, par exemple goûter un excellent Meursault avec son meilleur ami. Il faut garder la mémoire de ce que nous buvons, goutons, écoutons ou de ce que nous pensons. Nos souvenirs accumulés se conservent. Ils ne sont pas stockés quelque part, inertes, mais déterminent nos actes. Un souvenir est inconscient, mais il est toujours là, qui pousse pour entrer dans le champ de la conscience et agir. L’ensemble de nos souvenirs, c’est notre histoire, notre mémoire fait que nous avons une histoire. Les souvenirs que nous perdons sont ceux dont nous n’avons pas besoin pour agir. Ils n’en sont pas pour autant détruits, le passé est intégralement conservé, mais ne resurgit que pour et dans l’action. Lorsque les exigences de celle-ci se relâchent, la conscience peut se replonger dans le passé.

Chateau Grillet

J’ai une bonne mémoire, une très bonne mémoire, mais pas assez bonne pour vous faire un compte rendu détaillé des vins de ma dernière soirée. Mais assez pour savoir que, pour retrouver un vin, il faut en avoir le souvenir. Difficile de trouver un vin que l’on n’a jamais bu. C’est le challenge que je réserve en entrée de soirée. Le pas très loquace Fontasanta Nosiola 2013 et le plus ouvert Manzoni  2013  d’Elisabetta Foradori. Ils sont pardonnés. Pour la suivante, ils sont moins pardonnables. Personnellement, j’ai plein de souvenirde la cuvée Oro 1999 d’une autre grande femme du vin, Marlène Soria. Plus floral et moins oxydatif que dans mes souvenirs. Pour la série suivante, la mémoire des soiffards ne s’arrange pas. Même Régis, qui m’a fait découvrir ce vin, n’a pas trouvé. Les Nourrissons de Stéphane Bernaudeau, un élevage à la bourguignonne et une grande intensité en bouche. L’absence de souvenir est un enfer, que les Chaillées de l’Enfer 2014 du Domaine Vernay a mis en évidence. Le Viognier n’a jamais été cité, pas plus que sur le Château Grillet 2005, iodé, minéral et d’une grande finesse. Dans nos souvenir, le viognier n’a pas, à l’évidence, cette qualité. Sur la suivante, la mémoire est revenue, Didier Dagueneau presque immédiatement, les Monts Damnés 2008, juste après. Ouf ! La mémoire est dans le cerveau et le cerveau est un muscle, il fallait un peu d’échauffement. Pour le Riesling Clos Sainte Hune 2002 du Domaine Trimbach comme pour le Clos de Monsieur Noly 2002 du Domaine Valette, pas de trou de mémoire, c’est variétal et original, ça aide. Parmi les grands vins dont je me souviens, il y a quelques Montrachet du Marquis de Laguiche, mais ce 2005 ne me laissera pas un grand souvenir, un Montrachet n’a pas le droit d’être moyen.

Jean-Paul Jamet

On ne goûte pas souvent le Domaine Arlaud, c’est donc normal que ce Clos de la Roche 2007 n’a pas été trouvé. Pour le Bonnes-Mares 2009 du Domaine Roumier, Philippe a trop hésité, il a été doublé sur le fil. Pour le magnifique Chambertin 2006 du Domaine Rousseau, cela a été collégial. On a tous de magnifique souvenir de ce vin. J’ai la réminiscence d’une dégustation improbable dans un cave discothèque de Vosne-Romanée, Régis au piano à queue, avec la dégustation de vin, loin d’être aqueux. Pourtant le bouchon de ce Richebourg 2009 du Domaine Gros a tout gâché. Côtes Catalanes 1988 de Fernand Vaquez, improbable et introuvable, mais terriblement bon, avec de arômes de vieux cuir, d’épices douces et des tannins d’une grande douceur. Un grand vin, c’est comme un beau voyage, un grand livre, un beau film, un spectacle magnifique, il se déguste encore des mois, des années après. Sa mémoire est comme gravée dans le verre. Je me souviens des grands vins, mais aussi des moments qui ont fait que le vin était grand. Se souvenir des belles et bonnes choses. La plupart des dégustateurs, comme vous et moi, ont une mémoire normale, souvent sélective, parfois défaillante. Mais les grands vins sont gravés dans nos mémoires. Pas étonnant que les suivantes ont été reconnus. Clos Rougeard « Le Bourg » 2004, un Cabernet Franc exceptionnel, Hermitage 2007 du Domaine Chave, puisant et aromatique, Rayas 2005, tellement original et unique, et la surpuissante , encore cachée derrière son élevage, un vin massif, profond, épicé, à l’état de chrysalide, un vin de patience, un monstre qu’il faut garder en mémoire pour s’en souvenir dans 15 ou 20 ans.

Rangen de Thann

Mes premiers souvenirs de grands vins sont vieux de plus de 30 ans, un noël Allemand et des vins Italiens. De magnifiques Barolo dont j’ai encore aujourd’hui les effluves de bois de rose. Pas de Barolo ce soir, mais un Barbaresco Asili 2006 de Lucas Roagna, complexe, racé, juteux, grosse matière mais velouté certain avec une belle finale sur le cigare. Sori San Lorenzo 1998 d’Angelo Gaja est un vin puissant, parfois austère, à qui il faut du temps pour magnifier son élevage. 20 ans, un âge qui lui va bien, un vieillissement qu’il révèle tout son potentiel. De ma mémoire, de mes souvenirs,

j’essaie d’en faire bon usage. En premier lieu, quand je note un vin, j’éprouve le besoin de me souvenir, au-delà du vin que j’ai bu à midi, loin dans ma mémoire, j’essaie de me souvenir de l’empreinte de pierre de lave dans ce Rangen si typique. Le Pinot Gris Rangen de Thann VT 1999 de Zind-Humbrecht est un très beau vin, vin, aromatique etc… Mais, mon plus grand souvenir de vin liquoreux est un Pinot Gris Rangen de Thann SGN 1998 et ma mémoire est bonne : iode, silex, abricot, caramel, raison de Corinthe, miel, cire, menthe, thé vert, c’est une symphonie d’arômes qui restera également dans ma mémoire.

Quand je déguste, j’essaie de garder une idée précise de ce que j’ai ressenti en buvant le vin et j’oublie une partie, puisque qu’il est impossible de se souvenir de tout. L’oubli a mauvaise réputation. Signe de lacune, de défaillance. À bien y réfléchir, l’oubli a des vertus. A l’âge de quatorze ans, lors d’un voyage en Italie, Mozart assista aux matines du mercredi 11 avril de la Semaine sainte à la chapelle Sixtine, unique occasion de pouvoir entendre le Miserere d’Allegri. Le Vatican avait interdit toute retranscription de l’œuvre, menaçant d’excommunication celui qui diffuserait la partition à laquelle seuls les choristes avaient accès. Le soir même, le jeune et irrespectueux Wolfgang réécrivit de tête le Miserere. Il y a de quoi être à la fois admiratif et envieux. Qui ne rêverait pas d’une telle mémoire, aux capacités de stockage presque illimitées ? Pas moi, je préfère oublier le bouchon du Richebourg et la qualité du Montrachet 2005. Par contre, je continuerais à me souvenir du Roumier, du Rousseau, du Clos Rougeard, des belles italiennes et du volcanique Rangen de Thann. On ne boit pas pour oublier, on goûte pour se souvenir. Cette phrase résume parfaitement ce que doit être le vin : un plaisir, une émotion, un objet de culture et de mémoire. En goutant le vin tout au long de sa vie, on enrichit une base de données personnelle, on établit des comparaisons, on apprend ce que l’on aime, ce que l’on aime pas, le vin des souvenirs se bonifie dans les caves de la mémoire.

On ne joue pas à saute-mouton avec une licorne d’abondance

saute-moutons

coussinUne question perturbe mon cervelet de panda pékinois ensuqué depuis maintenant 41 jours, 6 heures et 17 minutes : pourquoi compte-t-on les moutons ? J’entends par là pourquoi les moutons plus que les porcs qui piquent, les canards, les musaraignes mouchetées, les bœufs de Kobe ou les bouteilles de Petrus ?  Oui j’ai quelques troubles au niveau du sommeil depuis que j’ai surpris Régis en train de se taper un trait d’Ajax sur la cuvette plaquée or de mes toilettes. Dès lors, chaque nuit, à l’heure où les gogo-danseuses comptent la recette accrochée à leur string à paillettes, à l’heure où les derniers fêtards piquent du nez, à l’heure où les derniers prolos partent à l’usine, je mâte ce réveil apocalyptique qui m’indique de ses chiffres rouges accusateurs, et ce à intervalle plus ou moins régulier, à quel point il est important de ne pas se lever.  Dès lors comme tout le monde, j’ai essayé la bonne vieille méthode des moutons, c’est à ce moment précis d’ailleurs que je me suis interrogé sur la pertinence du décompte des moutons ! D’où la première interrogation, exorde de ce texte ?

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Un Gode n’est pas une divinité en glaise

Bière de Babylone
Bière de Babylone

Samedi matin, au volant de mon destrier, encore dans les vapeurs de la magnifique soirée du Goth de House, je me demandais sous quel angle j’allais attaquer le compte rendu. Bercé par la voix grave, sourde, rocheuse de Jean Claude Ameisen (sur les épaules de Darwin), j’avais le souvenir de quelques magnifiques et vieux flacons, du sourire de Mélanie Pfister et du Tee-shirt brassicole de JeanDa. Quand, comme une évidence, le conteur poétique de France inter me donna les clés. Sur les épaules de Darwin, sur les épaules des géants et voir plus loin, voire à travers le temps. Le croissant fertile du moyen Orient est le berceau de toutes les agricultures. Kalam (le pays) en Sumérien, Mésopotamie pour les Grecs, est aussi le berceau de l’écriture et de la bière.

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C’est quand le bonheur ?

Ça y est, la fin de l’été pointe déjà son nez, la rentrée est au coin de la rue. Il va falloir repartir au turbin, rentrer dans le rang et se rasseoir devant son verre à moitié plein ou à moitié vide, ce sera selon votre humeur et votre propension à vouloir être heureux. Être heureux est l’aspiration prioritaire de tous, très loin devant trouver le sens de la vie, devenir riche, gagner la coupe du monde de foot ou encore s’assurer le paradis, avec ou sans les 72 vièrges. Il parait même que c’est à soixante ans qu’on est le plus heureux. Ça tombe bien, je viens de les avoir et si vous avez deux ou trois plombes devant vous, je peux vous faire la liste des choses qui me rendent heureux. Ma famille, mes amis, mon boulot, enfin pas tous les jours, un Meursault bien frais, un solo de Gilmour, une redif de Gran Torino, un bon match de foot, un plat de Carbonara bien poivré, un Côté Rôtie marquée par la pierre, pousser la porte d’une boulangerie quand le pain sort du four, une partie de pétanque sous le cagnard, recevoir un compliment et ne pas le mettre en doute, profiter des premiers coups de froid pour hiberner sous la couette devant confession intime, offrir un cadeau sans raison particulière, manger du chocolat à la noisette, jouer avec du papier bulle, cuisiner des souris d’agneau, une bonne BD, une soirée entre soiffards, un foie de veau purée, ouvrir un œil le matin, regarder le réveil et me rendormir aussi sec. Je pourrais continuer comme ça très longtemps mais se serait vite chiant.

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Les vacances de la vacance au naturel

Mes vacances sont natures, pas naturistes, je ne montre pas mon corps de Dieu grecs, pas Apollon, plutôt Dionysos puisque qu’un ami toubib m’a conseillé, pour ma santé, d’éviter de manger, alors que j’ai toujours l’estomac dans l’étalon. Je suis donc parti dans un endroit où on ne traite pas contre les moustiques, pour préserver la nature, selon les écologistes et pour nous pourrir la vie, selon moi et le proprio du camping. Résultat, je suis couvert de piqures de moustique tigre, de culicidés ou autres maringouins. Je suis plus piqué qu’un fakir sur un passage clouté. Trop de monde sur cette plage… Et quel cagnard … Mais qu’est-ce que je suis venu faire dans cet enfer du tourisme de masse ? Rien, comme le suggère la racine latine du mot vacance, vacuum, vide ? Il n’y a surement pas de quoi se noyer dans un océan de perplexité, mais, même si c’est l’été et que le soleil darde ses rayons mordorés, il faut quand même faire ses devoirs conjugaux de vacances. Continuer la lecture de « Les vacances de la vacance au naturel »

Qui s’est brûlé la langue n’oublie plus de souffler sur sa croupe

Avant d’entrer dans le vif du sujet qui nous préoccupe aujourd’hui, je devrais même dire vous préoccupe, puisque personnellement pour ma part, je m’en tape les balloches, je voudrais faire une importante déclaration d’introduction liminaire, ce qui est, à l’évidence, un pléonasme redondant et superfluité qui passera inaperçu puisque notre belle langue Française est tombée en désuétude un peu près partout dans ce pays inculte où la culture est en jachère. Notre France, pays de la connaissance, de la littérature, des intellectuels brillants, des écrivains époustouflants. Le pays qui aime les mots, Guillaume Musso et Kev Adams … Quand je parle d’introduction liminaire, je ne parle pas de luminaire, bande d’inculte mal éclairé, je ne pense pas plus à de sataniques ébats gymnastiques que la morale réprouve en dehors des liens sacrés du mariage qui unis l’homme et la femme par l’intermédiaire de leurs sexes, je ne vais pas vous faire un dessin, vous êtes assez cochon pour visualiser la chose tout seul. Qui, à part nos valeureux profs, qu’on est les derniers, peuvent prétendre de ne point être amputé de la syntaxe, mutilé de la sémantique, éclopé de la grammaire, excisé de l’étymologie, émasculé du subjonctif ! Émasculé du subjonctif peut paraitre superfétatoire, mais s’il y a subjonctif, il y a que, et si on coupe le que, il y a émasculation ! C’est bien ce que je disais avant de parler.

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L’Anglais sur le goût de la langue

J’ai trois souvenir de mon dernier passage à Londres. Mind the gap, la cuisine Pakistanaise et la cruelle absence de bon vin. Mind the Gap between French and British cultures ! Oui, un fossé sépare les Français de leurs cousins Grands Bretons. Même si nos histoires se sont mêlées et entremêlés, même si une heure d’avion nous sépare, les Froggies et les Rosbifs n’ont pas grand-chose en commun et surement pas la gastronomie. Si tu traverses la manche pour boire des bières ou du Earl Grey, voir la reine à Buckingham, Big Ben, la Tour, le Bridge, Hyde Park, la city et son cornichon magique, le métro de Coven Garden et ses escaliers interminables, pendre le bus jusqu’à Portobello Roadster, tout va bien. Si tu y vas pour boire et manger, c’est l’horreur !

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La fascination du charmeur de serpent

Fascination est l’un de mes mots préférés, comme hypnotique, obsession, énigmatique, concupiscent, anachorète, cénobite, sycophante, jaculatoire, nyctalope, putatif ou camerlingue. J’aime être fascinée. J’aime les mots compliqués et les choses simples. La fascination apporte un mélange de rêve et d’abandon confiant. La fascination peut mener au meilleur comme au pire, elle entretient la passion, mais le risque est de perdre son libre arbitre, sa volonté, comme la paralysie saisit la victime d’un charmeur de serpent. Ça tombe bien, nous sommes justement réunis chez un charmeur de serpent, un toqué de la tocante, le Quasimodo du carré de bœuf. Des steppes de Géorgie, des pentes de l’Etna, des hauteurs du Golan, des croix de Bourgogne ou des coteaux de Champagne, il a arpenté le monde pour entretenir notre fascination du vin. Dans ce Panthéon dionysiaque, la table est tout aussi importante, elle accompagne le plaisir de boire, elle permet d’établir un lien entre ce plaisir et l’objet du plaisir. Et en parlant d’objet du plaisir, puisqu’on n’est pas là pour être ailleurs, on commence par quelques Champagnes pour rendre un hommage à Jacques, qui nous fait remarquer deux, trois pendus attablés qui sont venus sans cravate.

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Le choix de sophiste

As-tu le choix de lire ce texte ? Tu dois, bien sûr, être tenté de répondre immédiatement oui et d’aller finir cet excellent livre qui raconte la vie palpitante d’une morue que sa mère a appelée Palourde, tout un programme, et qui a fini, sur un parking de St Raie, par avoir le choix entre se faire gratter la coquille par un groupe de touristes Allemand en mal de sandalettes et de fantasmes ou de finir en brandade pour les mêmes touristes Allemands. Mais le fait est que tu es en train de me lire. Donc, tu n’as plus le choix, sauf celui de ne pas connaitre la fin.

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