Vis ma vie de confiné

C’est l’une des conséquences du confinement imposé pour lutter contre le virus du Pangolin Chinois. Nous vivons cloîtrés, depuis une cuisine transformée en bureau de télétravail ou du fond de notre canapé, smartphone scotché à la main, nous vivons désormais notre vie…. sur internet. Alors que les stories des exploits culinaires de vos amis ont remplacé dans votre fil d’actualité celles des rayons vides de supermarché, vous vous amusez à scruter les arrières plans des bibliothèques des journalistes et intervenants de BFN plutôt que d’écouter les commentaires anxiogènes de pseudo-experts qui changent d’avis comme de photo de fonds d’écran. On s’est tous dit qu’on n’allait pas rester planté devant la télé toute la journée, qu’on allait en profiter pour apprendre à cuisiner, faire des abdos tous les jours, lire enfin Proust en entier, apprendre à tricoter…

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Tu aimes les chians ?

« Tu aimes les chians ? Bien sûr, j’aime les chians, mais je préfère les caravanes« . Dans le monde trépidant des gangsters, il faut savoir se servir. Dans le monde trépidant des manouches, il fait savoir ne pas se coucher. Franky 4 doigts vole un énorme diamant, Boris le Hachoir, un russe aussi tordu que la faucille soviétique et aussi dur que le marteau qui l’accompagne, Turkish, Tommy, Tony dents de plombs, Mickey, un gitan complètement fêlé, et quelques autres fêlés, vont courir après. Et au milieu, un chian. Ce film, pour un amateur de réplique culte, c’est comme un coq au vin pour un poivrot. Sauf, que je hais les chiens. Mais pourquoi donc cette haine envers le meilleur ami de l’homme ?

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Faut pas avoir peur de jouer avec sa langue maternelle

Il y a eu des duo célèbres, comme Adam et Eve, la belle et la bête, Roméo et Juliette, Tristan et Iseult, Tom et Jerry, Bonnie & Clyde, Starsky et Hutch, Castor et Pollux, Jacquie et Michel, Procter & Gamble, Gault et Millau, Roux et Combaluzier, Coca et Cola, mais Kama et Soutra sont mes préférés. Je les ai découvert dans les aventures du commissaire San-Antonio. Les livres de Frédéric Dard comptèrent parmi mes premières lectures au même titre que SAS ou le Club des Cinq petits cons. Vous comprenez mieux pourquoi j’ai viré psychopathe. Dans les livres du grand Dard, à ne pas confondre avec le gros dard, j’ai beaucoup été influencé par les exploits du commissaire, séducteur de ses dames devant l’éternel et acrobate du plumard.

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Foufou de foot

Moi, personnellement pour ma part, je passe mon confinement à glander comme une grosse pastèque dénuée de culpabilité et de morale à la con, en recyclant des vieux mails surannés et en regardant des documentaires aussi inintéressants que celui d’hier sur un mongolien du pays de la Mongolie, pas JeanDa, un vrai qui était en train de coudre l’anus d’un pangolin sur la tête d’une chauve-souris, pas JeanDa, le Mongolien, même si JeanDa sait aussi le faire, juste avant de lui faire cuire les tripes à la braise pendant que ses gamins se jetaient des crottes de Yak à la gueule en invoquant le Dieu du vent et des pets… Je mate également des vieux matchs de foot vu qu’il n’y en a pas de nouveau à cause de la grippe du Pangolin. J’en profite pour réviser les règles et la tactique. Par exemple, j’ai appris quelle est la différence entre un 4-4-2 et un 4-3-3, c’est le 4, mais aussi le 2.

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Comment ça va ?

Comment ça va ? Question ô combien anodine, mais qui aujourd’hui prend tout son sens. Il y a bien longtemps cette question voulait dire : comment va la selle ? Pas la selle du cheval, nos propres selles, même si les mots propres et selles juxtaposés, ça fait bizarre.  Ausculter ses propres excréments est loin d’être évident pour nous, le sujet est délicat. Et pourtant, ces déchets humains sont révélateurs de ce que nous mangeons, de comment nous métabolisons notre nourriture et ce que nous rendons à la nature, avec grand soulagement et force ventilation parfois. Sans évacuation, point de salut. Le « comment ça va » pullule. Pourtant, je pensais que c’était les trois mots les plus inutiles du monde de la communication. Celui qui y répond ne dit que rarement la vérité, tandis que l’autre ne veut pas vraiment savoir. À l’hypocrisie répond l’hypocrisie. Sans méchanceté ou manipulation bien sûr, mais cela n’empêche pas la conversation de sombrer dans la banalité et la superficialité. Nul cynisme, mais juste un constat. En interrogeant quelqu’un sur sa santé, on n’attend pas de lui qui réponde, qu’il s’allonge sur le divan et raconte ses problèmes existentiels. Pas d’introspection, il faut une réponse aussi concise que positive et passer à autre chose. La seule raison pour laquelle la plupart d’entre nous posions cette question est qu’il semblerait impoli de ne pas le demander. Aujourd’hui, c’est la seule question qu’il faut poser. Je l’ai donc posée à quelques-uns de mes amis imaginaires, en un mot commençons !

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Con-finement … mais finement con !

En ces heures graves, en ces heures de crise, moi, Psykopat 1er, dictateur de tous les soiffards, con fini, déclare que dorénavant, nous serons en confinement vineux afin de ne pas être en contact trop proches avec tous ceux qui sont finement cons. Mes propos peuvent paraitre excessifs, je le confesse, mais que voulez-vous, quand on est dictateur, on a le choix des armes. Et moi, chez confrères, j’ai choisi de ne pas baisser le coude. Je vais continuer à picoler et à confabuler. Comme vous le savez surement, un putain de virus Chinois va nous brider et nous empêcher de tenir la prochaine soiffardise. Les écoles sont fermées, ça ne change pas grand-chose à ma vie de prof, les hypermarchés sont dévalisés, la cote du papier toilette est au plus haut depuis quelques jours, loin devant le foie gras ou le champagne, normal, dès que quelqu’un tousse, y en a 10 qui se chie dessus et se torcher au foie-gras ne règle rien. Perso, j’ai congelé du PQ, on ne sait jamais. Pour oublier le bronx, je télétravaille, je picole et je réfléchis. Attention, ne pas télétravailler peut être nocif, pour avoir refusé se serrer la main de son collègue de travail, un trapézite s’est tué. Au lieu de se réunir pour picoler, picolons joyeusement chacun chez soi, ça ne règlera rien, mais ça vous fera un peu de bien. Pas de conférence, choisissez Confuron, un Condrieu, un Macon, un vin de constance ou d’ailleurs, portez un toast à la santé de vos amis et congénères, déguster le vin et envoyez-moi vos comptes-rendus de vins confinés avec humour pour faire le premier compte-rendu finement con de l’ère soiffard. Le compte rendu le plus con gagnera un séjour en chine. Confinement ou finement con mais rions, rions, car plus la situation est grave, et plus elle est difficile, plus nous devons faire l’effort de garder notre sens collectif de l’humour, et le soiffard est capable du pire comme du meilleur, mais c’est dans le pire qu’il est le meilleur … Et comme disait Confucius : Con promis, chose due ! Et si tu n’as rien à dire, cite un proverbe chinois.

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Du pangolin au papillon

L’enfer, c’est les autres disait Sartre, les autres certes, mais bouffeur de pangolin pour le coup. Quand je pense que tout ce bordel est causé par un pékin moyen qui a bouffé un pangolin qui avait formiqué avec Batman. C’est ce qu’on appelle l’effet papillon. Un battement d’aile de pangolin à Wuhan et ce sont les rayons papier toilette de l’épicerie du coin qui se vident. Le coronavirus offre une démonstration terrifiante de la théorie du chaos. L’incursion d’un virus dans un marché de Wuhan peut provoquer la fermeture des écoles en Europe, le report des jeux olympique, un krach boursier mondial et une pénurie de papier toilette. Le coronavirus a prouvé que nous sommes comme des pièces de dominos : il en suffit d’un qui trébuche pour faire tomber tous les autres. Et tout ce chaos parce que les fils de Mao ne bandent plus. Le pangolin, cet animal qui ressemble à un artichaut vivant, a aussi la malchance de faire partie de ces stimulus à quatre pattes que la croyance chinoise considère avoir des vertus aphrodisiaques. Or, quand la médecine chinoise soupçonne un animal d’entretenir la force sexuelle, cette bestiole peut illico aller s’inscrire sur la liste des espèces en voie en disparition.

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Résiste, prouve que tu existes …

Comme disait la philosophe Lorie, « il faut avoir la positive attitude« , ce à quoi lui répondait sa copine France Gall, « résiste, prouve que tu existes, cherche ton bonheur partout, va, refuse ce monde égoïste, Yeah, yeah, yeah … » Quand notre vie même d’êtres humains est menacée, les questions d’ordre philosophique ressurgissent inévitablement. L’essence même de la philosophie n’est pas seulement de savoir distinguer les différents domaines de la pensée humaine, mais elle réside surtout dans la capacité à lier ces domaines pour constituer une vue d’ensemble du monde et de l’homme. Le philosophe contemple le monde dans son ensemble. La pandémie vient nous rappeler l’importance, et l’urgence, de questions auxquelles les philosophes ont consacré des débats animés. Les questions couvaient sous la cendre. Le virus les a réveillées, et nous donne l’occasion de saisir la pertinence des analyses d’Auguste Comte, le père du positivisme. La société est trop souvent perçue négativement. C’est l’ordre établi, l’État qui tend à étouffer les libertés individuelles. Certains, qui ignorent sans doute tout de Pol Pot, Pinochet ou Loukachenko, jugent aujourd’hui, en France, l’État autoritaire, sinon dictatorial. Le philosophe Alain écrivait que « la corrélation est évidente entre individu et société« , ce qui signifie que l’un n’est rien sans l’autre. C’est ce qu’a exprimé le Président dans son discours : pensons et agissons en solidaires, plutôt qu’en solitaires. Nous ne pouvons faire face à la pandémie que collectivement, mais le comportement de chacun est primordial, car chacun est tributaire des autres. Cela s’appelle une société, justement !

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Et si Corona voulait nous mettre en bière

Si vous êtes partis dans le trou du cul du monde, vous sentez le cul, mais ce n’est pas grave puisque l’humanité vit ses dernières heures et que vous l’ignorez. Enfin, plus maintenant ! C’est la peste bubonique, le déluge biblique, les tremblements de terre, les collisions des comètes, l’invasion des sauterelles, le retour de la revanche du Kraken, les lettres noires, les ténèbres, l’apocalypse, bref, la fièvre jaune, le corona virus, ce mix entre une bière chiraco-mexicaine et une pneumonie, qui va tous nous exterminer. Petit conseil en passant, ce n’est pas le moment de proposer un petit resto chinois à moumoune, tu risques de te prendre un nem dans le fion. Premièrement, je ne vous rassure pas, le Corona Virus n’est pas une des 40 nuances de grippe, la grippe, une invention française, oui monsieur, juste assez mauvaise pour poser 10 jours de maladie, pas plus, pas moins, mais pas un putain de virus, façon copie Chinoise, capable de nous tuer tous. Première mesure, arrêtez de parler pour ne rien dire, ça vous évitera de postillonner et d’infecter vos proches, arrêtez d’embrasser tout ce qui bouge. C’est quoi cette manie de faire des bises ? On dira ce qu’on voudra, mais les nazis avaient des façons de se saluer bien plus hygiénique … Tous le monde se lave les mains, même notre sinistre de la santé s’en lave les mains, elle est partie briguer la mairie de Paris au lieu de nous sauver. Salope ! Celle qui a les tresses qui stressent, c’est la Thunberg, elle nous rabâche que le réchauffement climatique va nous tuer tous, elle vient de se faire doubler au poteau par un vulgaire virus chinois. Putain, j’ai bien fait de continuer à enfumer le quartier en faisant des « burn » avec mon SUV. Prend ça dans ta gueule Greta …

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Une tablée de mots délicieux

Parmi mes nombreuses pratiques bizaro-grotesques, comme lécher les pneus des Twingo ou tutoyer la part des anges, je collectionne les expressions françaises, de préférence surannées, d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. J’enfoncerais des portes ouvertes si je ne vous disais pas que je suis fier comme un Bar-Tabac de ce spicilège de près de trois mille expressions, au bas mot, parées de cet esprit gaulois qui nous est propre. Tout cela est idiot puisque c’est de l’idiotisme, qui selon la rousse aux gros roberts, est une forme linguistique propre à une langue donnée, qui ne possède pas de correspondant syntaxique dans une autre langue. On dira en français, il pleut des cordes ou des hallebardes alors qu’un grand breton dira qu’il pleut des chats et des chiens et je ne sais pas pour vous, mais moi, je préfère prendre un chat sur la tête plutôt qu’une hallebarde. Je ne fais pas cela pour grossir le trait, être la mouche du coche, faire monter la mayonnaise, péter plus haut que mon cul, jouer au chat et à la souris verte, cueillir la noisette, chercher la pierre philosophale, pédaler dans la choucroute, mettre des bâtons dans les trous, cracher dans la soupe, pisser dans un violon, trouver la quadrature du cercle, faire avancer le Schmilblick ou yoyoter de la cafetière. Non, je fais cela parce que j’aime ce qui est de guingois, tiré par les cheveux, alambiqué voire capillotracté.

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