Du pangolin au papillon

L’enfer, c’est les autres disait Sartre, les autres certes, mais bouffeur de pangolin pour le coup. Quand je pense que tout ce bordel est causé par un pékin moyen qui a bouffé un pangolin qui avait formiqué avec Batman. C’est ce qu’on appelle l’effet papillon. Un battement d’aile de pangolin à Wuhan et ce sont les rayons papier toilette de l’épicerie du coin qui se vident. Le coronavirus offre une démonstration terrifiante de la théorie du chaos. L’incursion d’un virus dans un marché de Wuhan peut provoquer la fermeture des écoles en Europe, le report des jeux olympique, un krach boursier mondial et une pénurie de papier toilette. Le coronavirus a prouvé que nous sommes comme des pièces de dominos : il en suffit d’un qui trébuche pour faire tomber tous les autres. Et tout ce chaos parce que les fils de Mao ne bandent plus. Le pangolin, cet animal qui ressemble à un artichaut vivant, a aussi la malchance de faire partie de ces stimulus à quatre pattes que la croyance chinoise considère avoir des vertus aphrodisiaques. Or, quand la médecine chinoise soupçonne un animal d’entretenir la force sexuelle, cette bestiole peut illico aller s’inscrire sur la liste des espèces en voie en disparition.

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Con-finement … mais finement con !

En ces heures graves, en ces heures de crise, moi, Psykopat 1er, dictateur de tous les soiffards, con fini, déclare que dorénavant, nous serons en confinement vineux afin de ne pas être en contact trop proches avec tous ceux qui sont finement cons. Mes propos peuvent paraitre excessifs, je le confesse, mais que voulez-vous, quand on est dictateur, on a le choix des armes. Et moi, chez confrères, j’ai choisi de ne pas baisser le coude. Je vais continuer à picoler et à confabuler. Comme vous le savez surement, un putain de virus Chinois va nous brider et nous empêcher de tenir la prochaine soiffardise. Les écoles sont fermées, ça ne change pas grand-chose à ma vie de prof, les hypermarchés sont dévalisés, la cote du papier toilette est au plus haut depuis quelques jours, loin devant le foie gras ou le champagne, normal, dès que quelqu’un tousse, y en a 10 qui se chie dessus et se torcher au foie-gras ne règle rien. Perso, j’ai congelé du PQ, on ne sait jamais. Pour oublier le bronx, je télétravaille, je picole et je réfléchis. Attention, ne pas télétravailler peut être nocif, pour avoir refusé se serrer la main de son collègue de travail, un trapézite s’est tué. Au lieu de se réunir pour picoler, picolons joyeusement chacun chez soi, ça ne règlera rien, mais ça vous fera un peu de bien. Pas de conférence, choisissez Confuron, un Condrieu, un Macon, un vin de constance ou d’ailleurs, portez un toast à la santé de vos amis et congénères, déguster le vin et envoyez-moi vos comptes-rendus de vins confinés avec humour pour faire le premier compte-rendu finement con de l’ère soiffard. Le compte rendu le plus con gagnera un séjour en chine. Confinement ou finement con mais rions, rions, car plus la situation est grave, et plus elle est difficile, plus nous devons faire l’effort de garder notre sens collectif de l’humour, et le soiffard est capable du pire comme du meilleur, mais c’est dans le pire qu’il est le meilleur … Et comme disait Confucius : Con promis, chose due ! Et si tu n’as rien à dire, cite un proverbe chinois.

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Résiste, prouve que tu existes …

Comme disait la philosophe Lorie, « il faut avoir la positive attitude« , ce à quoi lui répondait sa copine France Gall, « résiste, prouve que tu existes, cherche ton bonheur partout, va, refuse ce monde égoïste, Yeah, yeah, yeah … » Quand notre vie même d’êtres humains est menacée, les questions d’ordre philosophique ressurgissent inévitablement. L’essence même de la philosophie n’est pas seulement de savoir distinguer les différents domaines de la pensée humaine, mais elle réside surtout dans la capacité à lier ces domaines pour constituer une vue d’ensemble du monde et de l’homme. Le philosophe contemple le monde dans son ensemble. La pandémie vient nous rappeler l’importance, et l’urgence, de questions auxquelles les philosophes ont consacré des débats animés. Les questions couvaient sous la cendre. Le virus les a réveillées, et nous donne l’occasion de saisir la pertinence des analyses d’Auguste Comte, le père du positivisme. La société est trop souvent perçue négativement. C’est l’ordre établi, l’État qui tend à étouffer les libertés individuelles. Certains, qui ignorent sans doute tout de Pol Pot, Pinochet ou Loukachenko, jugent aujourd’hui, en France, l’État autoritaire, sinon dictatorial. Le philosophe Alain écrivait que « la corrélation est évidente entre individu et société« , ce qui signifie que l’un n’est rien sans l’autre. C’est ce qu’a exprimé le Président dans son discours : pensons et agissons en solidaires, plutôt qu’en solitaires. Nous ne pouvons faire face à la pandémie que collectivement, mais le comportement de chacun est primordial, car chacun est tributaire des autres. Cela s’appelle une société, justement !

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Et si Corona voulait nous mettre en bière

Si vous êtes partis dans le trou du cul du monde, vous sentez le cul, mais ce n’est pas grave puisque l’humanité vit ses dernières heures et que vous l’ignorez. Enfin, plus maintenant ! C’est la peste bubonique, le déluge biblique, les tremblements de terre, les collisions des comètes, l’invasion des sauterelles, le retour de la revanche du Kraken, les lettres noires, les ténèbres, l’apocalypse, bref, la fièvre jaune, le corona virus, ce mix entre une bière chiraco-mexicaine et une pneumonie, qui va tous nous exterminer. Petit conseil en passant, ce n’est pas le moment de proposer un petit resto chinois à moumoune, tu risques de te prendre un nem dans le fion. Premièrement, je ne vous rassure pas, le Corona Virus n’est pas une des 40 nuances de grippe, la grippe, une invention française, oui monsieur, juste assez mauvaise pour poser 10 jours de maladie, pas plus, pas moins, mais pas un putain de virus, façon copie Chinoise, capable de nous tuer tous. Première mesure, arrêtez de parler pour ne rien dire, ça vous évitera de postillonner et d’infecter vos proches, arrêtez d’embrasser tout ce qui bouge. C’est quoi cette manie de faire des bises ? On dira ce qu’on voudra, mais les nazis avaient des façons de se saluer bien plus hygiénique … Tous le monde se lave les mains, même notre sinistre de la santé s’en lave les mains, elle est partie briguer la mairie de Paris au lieu de nous sauver. Salope ! Celle qui a les tresses qui stressent, c’est la Thunberg, elle nous rabâche que le réchauffement climatique va nous tuer tous, elle vient de se faire doubler au poteau par un vulgaire virus chinois. Putain, j’ai bien fait de continuer à enfumer le quartier en faisant des « burn » avec mon SUV. Prend ça dans ta gueule Greta …

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Une tablée de mots délicieux

Parmi mes nombreuses pratiques bizaro-grotesques, comme lécher les pneus des Twingo ou tutoyer la part des anges, je collectionne les expressions françaises, de préférence surannées, d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. J’enfoncerais des portes ouvertes si je ne vous disais pas que je suis fier comme un Bar-Tabac de ce spicilège de près de trois mille expressions, au bas mot, parées de cet esprit gaulois qui nous est propre. Tout cela est idiot puisque c’est de l’idiotisme, qui selon la rousse aux gros roberts, est une forme linguistique propre à une langue donnée, qui ne possède pas de correspondant syntaxique dans une autre langue. On dira en français, il pleut des cordes ou des hallebardes alors qu’un grand breton dira qu’il pleut des chats et des chiens et je ne sais pas pour vous, mais moi, je préfère prendre un chat sur la tête plutôt qu’une hallebarde. Je ne fais pas cela pour grossir le trait, être la mouche du coche, faire monter la mayonnaise, péter plus haut que mon cul, jouer au chat et à la souris verte, cueillir la noisette, chercher la pierre philosophale, pédaler dans la choucroute, mettre des bâtons dans les trous, cracher dans la soupe, pisser dans un violon, trouver la quadrature du cercle, faire avancer le Schmilblick ou yoyoter de la cafetière. Non, je fais cela parce que j’aime ce qui est de guingois, tiré par les cheveux, alambiqué voire capillotracté.

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Amphore et contre tous, le tonneau des Danaïdes

Non, les Danaïdes n’étaient pas des soiffardes, toujours promptes à aller s’abreuver aux amphores qui trainaient çà et là. Il y a bien longtemps, aux environs de ce qui est aujourd’hui l’Égypte et la Libye, vivait deux frères, Égyptos et Danaos. Le premier a eu cinquante garçons, le veinard, le second cinquante filles, pas de bol, la dot allait être sévèrement burnée, ou pas. À la suite d’une vague dispute de frangin au sujet de l’héritage du dabe, Danaos fuit avec sa nombreuse progéniture en Argolide, située dans la péninsule du Péloponnèse. A peine installé que voilà ti pas que les fils d’Égyptos, les cousins des filles de Danaos, les danaïdes, j’espère que vous suivez, se joignent à eux. Aussi sont sec, si je puis dire, les 50 mecs demandent en mariage les 50 demoiselles. Le daron n’est pas très favorable à ces unions, le banquet risque de lui déplumer le larfeuille. Malin, il fait semblant d’accepter et demande à chacune de ses filles de trucider son époux lors de la nuit de noces. Toutes acceptent, sauf Hypermnestre mariée à Lyncée qui a eu la bonne idée de préserver la virginité de sa future épouse. Plus tard, Lyncée se chargera de trucider son beau-père et ses quarante-neuf cousines entretemps remariées. Cette histoire a tourné au carnage façon « une nuit en enfer » mais, au désespoir de JeanDa, sans Salma Hayek. Mais, c’est bien en enfer que les danaïdes seront envoyées. C’est dans ce charmant lieu de villégiature que, en guise de punition, on leur confia la difficile tâche de remplir sans fin un tonneau au fond percé. Le genre de tâche inutile et interminable, un peu comme Sisyphe et son rocher, une tâche ingrate, à laquelle notre bon docteur Mabuse, si je ne m’abuse, va s’atteler ce soir. Nous verser des vins d’amphore, encore et encore, et ça continue encore et encore ! C’est que le début, d’accord, d’accord ! Et tenter, à l’image des Danaïdes, en vain et contre tous, de remplir notre cerveau inculte et réfractaire aux vins différents.

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Krazuki revient, c’est la dure lutte …

 L’heure est grave. Le gouvernement merde complètement. Le pays est paralysé, plus de train, plus de police et de profs pour mater la jeunesse subversive, plus de fonctionnaire, le pays est au bord du gouffre. J’ai même envisagé de faire la grève du compte rendu. Par la seringue de Christopher Froome, les gens en sont réduits à utiliser leur vélo en plein hiver, la vierge est même apparue à un pauvre bougre qui avait crevé, elle lui tendait une boite de rustine. La CGT veut une grève dure qui dure, la CFDT veut une grève dure qui ne dure pas et Macron a une demie molle rien qu’en pensant aux Français qui rament pour aller bosser pour payer les jouets de noël de leur ingrats morveux. La grève est un truc de mec qui en ont une bien dure. Les quelques images des face à face syndicat gouvernement  me font penser aux Western de Sergio Léone mais avec des mecs en costards qui se défient du regard. Tout ce binz pour une vague histoire de retraite. Mais on s’en tape de la retraite, Michel Drucker, il prend sa retraite pour promener sa chienne ? Zaza, pas sa femme. Hughes Aufray, Franck Alamo, Elizabeth II, ils ont pris leurs retraites ? Ben non, Ils bossent, pourtant, ils ont pas mal cotisé les pauvres bougres, ils n’ont pas droit au repos ? Quand je pense à ses mémés retraités franchouillardes qui font bouffer du bio à leur petits enfants pour sauver la planète et qui emmènent papy gratter du Lama au Pérou en cramant 2 tonnes de carbone. Ça m’énerve.

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The big Fish

Une soirée soiffard, c’est la fête d’anniversaire de celui qui reçoit. C’est lui qui choisit ses invités, sa musique, son menu, ses quilles et qui décide si l’on porte des chemises à jabots et des chapeaux à plumes … ou pas ! C’est doublement vrai lorsque ledit soiffard fête vraiment son anniversaire et que les bougies sont aussi nombreuses que des puces sur le cul d’un babouin. Nous, on est serré comme des harengs, mais lui, DW Fishmen, en vieux loup de mer, est comme un poisson dans l’eau, ses yeux de merlan frit révèle qu’il est du signe poisson ascendant mayonnaise. Je sais, cette intro poissonneuse saute du coq à l’âne, mais permet à l’ablette que je suis, de noyer le poisson afin de tromper le pigeon. Pour notre Fishmen préféré, les années ont passé, à y regarder de plus près… ça marque, voilà 16 années qu’il a débarqué comme un flétan dans la bouillabaisse. A l’époque, il était beau comme une lamproie, je ne suis pas le genre à offrir ma capsule au premier maquereau venu, mais force était de constater, qu’il a la classe d’une daurade sans le snobisme de l’omble chevalier.

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Son altesse aime le Riesling

« La première qualité d’un grand vin est d’être rouge« . Combien de fois ai-je entendu cette ânerie ? Souvent, très souvent et souvent, ce qui fait trop de souvent, celui qui ânonner cela n’avait pas goûté de grand Riesling. Si la grandeur d’un vin pouvait se mesurer, ce serait à l’aulne, qui comme chacun sait, mesure 3 pieds 7 pouces et 10 lignes 5/6e de longueur, soit très exactement 1,188 m, à l’aulne donc de son potentiel de vieillissement, de sa complexité, de sa tenue à table et surtout de sa capacité à retranscrire un terroir, alors, le riesling arriverait dans le peloton de tête ! Voire devant.

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Je ne dis pas que des conneries, j’en fais aussi…

J’emmerde l’enfance, l’adolescence, l’adulescence, la vieillesse, les anniversaires, la vie, la mort et tout le reste. Je conchie sur tout le reste d’ailleurs. Je hais les vacances, j’exècre le travail, j’abhorre l’oisiveté, je maudis la lecture et j’anathématise les références, les images, les comparaisons, les mises en abyme quotidiennes. Je me hais et je déteste encore plus les autres et tout ce qui puisse me sortir de cette détestation. Je veux que mon esprit soit remplacé et le corps aussi tant qu’on y est. J’ai surement droit à un reset, une régénération, une résurrection, un truc qui te fait repartir à zéro. Mais attention, pas de connerie, je ne veux pas de résurrection religieuse ou toute autre ineptie du genre. Je ne veux pas de pollution intellectuelle ou de sermon de masse que même un gamin de 10 ans y verrait les ficelles d’une bouffonnerie absurde.

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